Interview du Directeur Général

En cette période de carême  de l’an 2019, Monsieur TCHANILE Tchakala Directeur Fondateur de  Liberty Sports Academy Detla Foot, a accepté volontiers échanger  avec nous sur tout son parcours sportif jusqu’à  la concrétisation de l’une de ses passions : la création d’une académie de football…..

L’Agence Conseil en Communication Vision + : Monsieur TCHANILE, bonjour  et merci d’avoir accepté échanger avec nous, malgré le carême

TCHANILE Tchakala : …  (Un léger sourire) Jules tu sais, tu es plus qu’un frère à moi, je ne peux rien te refuser. Pour le carême, retiens que c’est le moment idéal pour mieux bosser et solliciter la bénédiction divine.

Vision + :   A quand remonte votre première licence en tant que footballeur ?

Tchakala : Loin de moi de vous donner la date réelle, mais je peux vous dire que c’est en 1984 à Foadan de Dapaong où j’ai signé ma première licence en tant que joueur amateur.  C’est nous qui avions qualifié Foadan de la deuxième division à la première. C’était grâce à un féru du ballon rond,  le feu GlEY MESSAN Préfet  à l’époque. Vraiment je rends hommage en sa mémoire pour m’avoir donné le gout et le plaisir de jouer.

Vision + : Sur le plan national à part Foadan, aviez-vous joué pour un autre club ?

Tchakala : …(Sourire). Bien sur,  c’est une longue histoire.  Après Foadan, c’est ASKO de kara. Mais retenez  simplement que Joueur comme entraîneur,  j’ai eu la chance d’aider bien de clubs sur le plan national.

Vision + : Parlons en de votre carrière internationale en tant que joueur

TCHAKALA :   Tout à commencé au Sahel Sporting club  du Niger (1986-1987). C’était avec mon grand frère Banna à qui je fais un grand coucou de passage. C’est par là j’ai eu le gout de l’aventure. Après un tour au pays, j’ai repris mon périple pour l’Allemagne où j’ai joué de 1988 à 1996 respectivement en (BLAU WEIB 88-91 ; BS Rehbergue 91-92 ; Victoria FRANCHFORT Oberliga 92- 95 ; BSC Rehbergeroberliga 95- 96) clubs de deuxième division allemande. C’est là j’ai compris que le football n’est pas un métier réservé aux cancres contrairement à ce que nos parents nous faisaient croire à l’époque. Loin de moi de leur en vouloir car c’est leur conception de la chose. A chaque époque, sa réalité.

Vision + : Est à dire que vous aviez eu des souvenirs amères  de vos parents par rapport au football dans votre enfance ?

TCHAKALA : Soubahanalayi. . Mon papa fut un militaire. Imagine la suite…….

Vision + : Quels beaux souvenir gardez vous du football entant que joueur ?

Tchakala : Beaucoup de beaux souvenirs. Des victoires des  coupes scolaires, des coupes nationales, des matches de qualification  et que dire des relations. Le Football est l’un des rares métiers qui vous procure plus de relations  et qui vous permet de côtoyer des illustres personnalités auxquelles on attendait le moins. 

 Vision + : Un exemple…

TCHAKALA : Grâce au football j’ai serré la main au feu Président Eyadema en 1998. Pour ne citer que ce simple exemple.

Vision + : Parlons en de votre carrière d’entraîneur. A quand remonte votre dernier diplôme d’entraineur ?

TCHAKALA : (sourire) … Rectification ; Je préfère que vous parliez du plus récent diplôme d’entraineur mais pas le dernier. Car je suis toujours en quête de diplôme   dans le football.

Vision + : Parfait, alors le plus récent c’est quoi et où vous laviez obtenu ?

Tchakala : Journaliste, vous êtes grave…… : Jai obtenu bien de mes diplômes en football en Allemagne : Diplôme  d’entraîneur UEFA  Catégorie (A)  en 2001 et   en 2005: Diplôme Professeur de football UEFA  à la Fédération Allemande de Football.

Vision+ : Et que retenir de votre métier d’entraineur tant sur le plan national qu’international.

 TCHAKALA : Sur le plan national, j’ai commencé ma carrière d’entraineur avec  Maranatha FC de Fiokpo (1998-1999) puis après j’ai eu la chance d’entrainer  les clubs comme (DYTO de Lomé 99-2001 ;  ‘’la JST de Niamey2001- 2002’’ ; DT de  KKDL de Défalé2002-2003). Sans oublier notre assistance technique  en perfectionnement  et d’encadrement de bien de clubs en mise  au vert sur nos installations. Nous sommes aussi dans le management et le placement des joueurs aux profits des clubs nationaux et étrangers.

Vision + : Vous aviez été aussi sélectionneurs des Eperviers du Togo.

TCHAKALA : (Temps mort, il observe quelques minutes de silence, avant  de me répondre avec une voix remplie d’amertume).  Quand je me rappelle de mon aventure à la sélection nationale, j’ai parfois les larmes aux yeux. Mais voyons, c’est la vie. On fait avec. 

En effet je suis fier d’avoir servi mon pays. Tout  a commencé en 1998. Le Togo notre pays venait d’obtenir son billet pour sa troisième participation  de son histoire à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations. CAN Burkina 98. Le Togo mon pays a recruté un sélectionneur Allemand en la personne de WOEGEL. J’étais alors copté comme traducteur de ses consignes aux joueurs. Mais vu mon apport tactique et technique sur le terrain, le sélectionneur a fait de moi non seulement son traducteur mais son adjoint. Car jetais aussi détenteur du  Diplôme  UEFA catégorie (C) Fédération  Allemande  de Football. C’était en 1996 quand je raccrochais avec le football de haut niveau en qualité de joueur. C’est ce sélectionneur allemand après la CAN qui ma plus motivé à vite faire mes diplômes pour embrasser la carrière d’entraîneur.

Donc huit ans après,  j’ai été encore compté comme entraîneur adjoint pour la sélection des U17 pour travailler avec monsieur ABRAW Samer comme titulaire au poste. Cela allait de soit car j’étais déjà Directeur de mon académie de football, où  j’avais plus de 40% de mes joueurs en sélection des U 17. A la CAN des U17 jouée au Togo, nous avions été finaliste malheureux devant le Nigéria en 2007 à Lomé. C’est avec la même sélection nous étions à la Coupe du Monde en Corée du Sud. C’était de 2006 – 2009).

Deux ans plus tard, Je suis nommé sélectionneur de l’équipe Espoir du TOGO, où je remporte pour la première fois la Coupe de L’Union des Fédérations de football de l’Afrique de l’Ouest (UFOA) devant le Nigéria. (2011- 2012)

De 2012 en 2015, j’ai été  respectivement, Sélectionneur Adjoint de l’équipe A de 2012 à 2014 avec le français Didier SIX où nous avions qualifié les Éperviers pour les quarts de finale à la CAN 2013 en Afrique du Sud. Et de 2014 en 2015. J’ai été Sélectionneur   de l’équipe A du Togo. Au regard de mon parcours au service de la sélection nationale, je suis fier d’avoir servi le football de  mon pays, même au prix de ma vie. Mais, mes employeurs ont-ils été sincères avec moi ?……

Vision + : Que reprochez- vous à vos employeurs Monsieur TCHANILE ?

Tchakala : Changeons de sujet : Jules. STP

Vision+ : OK, Souffrez que je vous pose une question au sujet des Eperviers avant d’ouvrir, le chapitre de votre académie qui nous intéresse plus.

Tchakal : Allons-y.

Vision+ : Après l’élimination des Eperviers pour la prochaine CAN2019.  Vous êtes l’un des rares togolais  du Monde sportif à ne pas accuser le sélectionneur Français Mari Claude LEROY. Vous trouvez même qu’il a réussi selon les infos recueillis sur Google. Monsieur TCHANILE TCHAKALA,  Claude Le ROY a réussi à faire quoi. Dites le nous.

Tchakala : Jules, je vais être sincère envers toi. Tu me connais, je te connais. Jules depuis l’arrivée de monsieur Claude Le ROY, combien de fois aviez vous entendu parler des problèmes de logement des joueurs, de déplacement,  de la restauration  et de prime de match, de convocation impayées ? Combien de fois aviez vous entendu parler de  salaire d’entraineur impayé ? Je profite de ton micro pour rendre  hommage à un officier supérieur des FAT dont je préfère taire le nom qui m’a aidé en m’envoyant un bus des FAT,  pour  faire déplacer les joueurs pour aller au séance d’entrainement  de la sélection Nationale Sénior, pas Espoir, ni cadette. J’ai subi tout ça, en qualité de sélectionneur. Parfois même pour trouver du simple eau à boire c’est la croix et la bannière.  ET c’est dans ce même pays, Claude le ROY a tout sauf rien. Toutes les dates FIFA, avec Claude,  le TOGO était au rendez-vous. Donnez-moi le nom d’un seul entraineur qui a eu autant d’opportunité que lui.   Moi pour aller jouer même les matchs internationaux,  parfois, si ce n’est pas le problème de prime, c’est le problème de billet d’avion, d’hébergement  pire parfois de restauration. Mais avec Claude tout va comme une lettre à la poste. Certes, Il n’a pas réussi sur le terrain, mais sur le plan administratif, Il a réussi plus que moi.

Vision+ : Monsieur TCHANILE, monsieur Claude le ROY a eu plus d’opportunité que vous  mais ça na rien donné sur le terrain.

TCHAKALA : Oui sur le terrain  nous le déplorons tous. Surtout l’élimination pour la CAN 2019. Mais espérons, ça va venir avec le temps.

Vision+ : Abordons à présent le dernier volet de notre échange : Liberty sport Académie Delta Foot. Que retenir comme histoire de cette académie.

 TCHAKALA : Pour l’académie Delta foot,  je puis vous dire que l’idée  m’est venue depuis la terre allemande lors de ma carrière de footballeur. Mais j’avoue que j’ai été plus motivé après la CAN 98. Mais pour en savoir plus permettez-moi de vous inviter à lire l’historique de notre académie sur son site : www.libertysportdeltafoot.com. Tout y est

Vision+ : Quelles sont les raisons qui militent en faveur du  choix du site d’Agbodrafo ?

Tchakala : Pour le Choix d’Agbodrafo il ya rien de particulier. C’est une question de cœur et d’engagement.  En effet le cadre que nous abritions à Lomé était en un moment donné trop exigu vu notre effectif. Et qu’il fallait trouver un autre local.  Mais où trouver. J’étais déjà propriétaire d’un hôtel à Agbodrafo. Quoi de plus intéressant d’y réaliser mon rêve.

Vision + 1998- 2019. Plus de 20ans d’aventure. Quel bilan faites-vous de cette aventure ?

TCHAKALA : Bilan,  sur le plan moral, j’avoue que je suis fier. Fier des défis relevés, fier des partenaires qui m’ont fait confiance et que je n’ai trop déçu je l’espère, fier de ma femme qui ma toujours soutenu dans les moments les plus difficiles.  Sur le plan du rendement sportif, ma joie  est encore plus grande quand je vois des gamins à qui j’ai appris à taper dans la balle qui sont devenus aujourd’hui des grandes stars, je rends grâce à Dieu.

  Vision+ : Vos projets d’avenir

TCHAKAL :   Je brule d’envie d’avoir dans un avenir proche des écoles de football dans les cinq régions  du pays pour donner la chance à tous les enfants qui rêvent de devenir des grands footballeurs. Je rêve de disposer dans mon académie de différentes filiales industrielles pour donner la chance aux pensionnaires de sortir aussi de cette école avec des diplômes professionnels.  Je prie Dieu de m’aider à disposer de grandes infrastructures d’hébergement pour organiser des grands tournois de football et faciliter la mise au ver des grands clubs.

Vision+ : Votre mot de fin.

TCHAKALA : Un Grand merci au seigneur, d’avoir mis sur ma route des hommes de bonne foie qui ont cru en moi pour m’apporter leur assistance pour la concrétisation de ce projet. Je rends un vibrant hommage  à la mémoire de mon partenaire SLY TETEH vite arraché à notre affection par le tout Puissant. Que la terre lui soit légère.

Je suis convaincu que le Tout puissant nous ouvrira d’autres portes pour  ne jamais limiter nos défis mais défier nos limites.

Réalisation : Agence conseil en Communication Vision

Liberty Sports Academy

Liberty Sports Academy  dispose  bien sûr les infrastructures
pour accompagner les futurs professionnels du football.

– Une école équipée avec des salles de classes de la 6ème en terminale

– 2 Pelouses de qualitées  – Une salle de réunion et projection

– Une salle informatique avec internet – un restaurant – une infirmerie
– Un réfectoire, dortoir de plus de 150 lits

– Des enseignants et encadreurs de hauts niveaux…

– Un magasin d’équipements sportifs

– Un hôtel en construction pour héberger plus de trois grandes équipes pour la mise au vert des clubs et autres équipes nationales.